Les aliments préférés des oiseaux aux mangeoiresIl faut comprendre que les oiseaux selon leur espèce ont des préférences en ce qui concerne leur nourriture. Si vous achetez un mélange en vrac de maïs et de millet, vous risquez d’avoir surtout des moineaux, des pigeons, et, peut-être quelques bruants et tourterelles. Vous devez acheter des graines qui conviennent aux oiseaux que vous voulez attirer dans votre cour. Je vais donc signaler dans les lignes suivantes les grains et autres nourritures pour les mangeoires d’hiver selon les espèces. De plus, les mangeoires ne sont pas toutes pareilles. Certaines conviennent aux bruants, d’autres aux roselins, d’autres aux geais et aux pics et ainsi de suite.
Le tournesol noir est le grain qui attire le plus d’espèces d’oiseaux à cause de son goût et de sa grosseur. Avez-vous déjà goûté à la graine de tournesol ? Par ailleurs, le tournesol rayé est un peu gros et fera par exemple les délices du cardinal.
Les geais bleus raffolent des arachides en écales. Si vous leur en donnez régulièrement, ces derniers viendront cogner à votre fenêtre pour en réclamer d’autres.
Sortes de mangeoiresLes mangeoires en forme de tube sont des cylindres avec de petits trous et des perchoirs dans lesquels on met des graines de chardon, de niger ou autres qui conviennent aux petits oiseaux comme les roselins, les sizerins, les mésanges et les chardonnerets. Les mangeoires à plateaux s’agissent pour la plupart du temps d’une planche à rebords dans laquelle on met des grains de millet ou autre pour attirer les bruants qui mangent au sol en général. Les mangeoires à plate-forme. Ce sont des mangeoires suspendues grillagées où on met des fruits, des noix, des arachides pour attirer de plus gros oiseaux comme les geais bleus Les mangeoires à trous, tubulaires ou autres, on y met des arachides sans écales pour les geais. Note : Il faut aussi s’assurer au cours de l’hiver que les mangeoires sont toujours propres pour prévenir les maladies aviaires. Les aliments préférés des oiseaux
Les périls de la migrationL’automne est arrivé. C’est le temps de la migration pour un grand nombre d’oiseaux. À ce moment de l’année, les bruants et les parulines ont perdus leurs belles couleurs et les mâles ne chantent plus. La plupart des oiseaux ont maintenant un plumage terne, beige ou grisâtre ou verdâtre et pépient ou font des CHIPS.À la place du chant, les oiseaux émettent de petits cris, des sons saccadés et répétitifs, comme s’ils étaient revenus en enfance. Maintenant, ils devront voler sur de grandes distances et affronter des vents contraires, des changements de température brusque, des tempêtes; ils devront souvent voler longtemps au dessus de la mer ou au dessus des déserts ou passer au travers des gratte-ciels des grandes villes. D’après « L’État de la population des oiseaux au Canada » , 75% des oiseaux passent au moins la moitié de l’année à l’extérieur du Canada. Seulement 22% des espèces résident chez nous à l’année. 33% des espèces migrent à destination des États-Unis, 23% à destination du Mexique, de l’Amérique centrale et des Caraïbes, alors que 15% migrent jusqu’en Amérique du sud. Enfin, certaines espèces se dirigent vers l’Europe ou l’Asie ou séjournent pendant de longues périodes en mer (7%). C’est donc dire que le plus grand nombre des 668 espèces d’oiseaux répertoriées. Plus la distance à couvrir est grande et plus les oiseaux rencontrent des dangers. Ainsi donc, les espèces qui volent jusqu’en Amérique du sud ont diminué beaucoup plus que celles qui migrent sur des distances plus courtes. Les changements climatiques avec une plus grande différence de température entre les fronts froids et les fronts chauds augmentent le nombre d’orages et de tempêtes ainsi que la vélocité des vents. Les espèces migratrices en subissent les contre- coups. La diminution des habitats pour se restaurer en route à cause du développement humain est un autre facteur de mortalité des migrateurs sans parler des zones polluées par le développement industriel. La fragmentation des habitats restants a permis aux chats errants, aux mouffettes, aux ratons laveurs et autres prédateurs de s’attaquer plus facilement aux oiseaux sur les nids et lors de la migration. Par exemple, les 84 millions de chats domestiques aux États-Unis d’Amérique, et plus particulièrement les 30 à 80 millions de chats errants seraient responsables de la mort de 1,4 milliards à 3,7 milliards d’oiseaux chaque année. Ces données expliquent que les espèces migratrices insectivores sont en général en diminution mondialement. Que pouvons-nous faire pour changer la donne? Il faut intervenir pour protéger les aires de nidification, multiplier les aires protégées, encourager les corridors verts, les développements verts et alerter les populations concernant la disparition des oiseaux. Enfin, il faut que les humains comprennent l’importance des pratiques écologiques dans la préservation de l’environnement et de la santé de tous, bêtes et humains. Luc Girard |
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