Nous étions 11 participants en ce beau matin ensoleillé, sur les 20 qui s'étaient inscrits à cette excursion qui devait initialement avoir lieu le 6 juin, mais qui avait dû être reportée en raison du mauvais temps. Finalement, cette journée s'est révélée idéale pour ce genre d'activité.
Comme prévu, à 7 h 30, tous les participants étaient présents lorsque notre capitaine, Stéphan Roy-Plante, est arrivé à bord de son ponton. Sans tarder, chacun a pris place et nous voilà partis. Il faut dire que nous avions déjà ajouté une Bécassine de Wilson à notre carnet, entendue tout juste à la sortie de mon véhicule.
Nous avons d'abord emprunté le chenal Terrebonne. Dès le départ, les sternes nous survolaient et l'une d'elles était une Sterne caspienne, accompagnée de quelques Sternes pierregarins qui plongeaient à vue. Des canards, dont deux Canards chipeaux, se promenaient en compagnie des inévitables Canards colverts. Au cours de cette balade, nous avons fréquemment entendu des Parulines jaunes et des Carouges à épaulettes.
Voilà qu'apparaît un premier groupe de Bernaches du Canada accompagné de sa progéniture, mais nous avons été surpris par la taille déjà imposante des jeunes. La balade se poursuit lorsqu'un premier Balbuzard pêcheur vient nous survoler, si près qu'aucune paire de jumelles n'était nécessaire pour bien l'observer. Puis, bien perché dans un arbre, un Pygargue à tête blanche nous apparaît. À notre approche, il s'envole et nous constatons qu'il s'agit d'un magnifique adulte.
Un autre Balbuzard pêcheur s'approche ensuite, cette fois avec un poisson. Je venais justement d'expliquer que le Pygargue à tête blanche se nourrit également de poissons et qu'il lui arrive parfois de dérober les prises des Balbuzards. Et voilà qu'un Pygargue s'approche de notre Balbuzard. S'ensuit une attaque qui fait tomber le poisson. Une première pour moi d'assister à une telle scène.
Ici et là, des Canards colverts longeaient les rives tandis que des Hirondelles nous survolaient, principalement des Hirondelles bicolores. Nous avons également repéré quelques Hirondelles noires avant de mettre le cap vers la colonie d'Hirondelles de rivage.
Cette agréable croisière nous a menés jusqu'au port de Contrecœur, où un navire cargo se faisait décharger de son minerai. Puis, à l'approche du site de nidification des Hirondelles de rivage, ce fut la catastrophe.
La paroi de terre qui abritait plus de 500 nids d'Hirondelles de rivage avait été complètement détruite. Heureusement, des murets artificiels de béton percés de trous ont été aménagés pour compenser partiellement la disparition des parois naturelles et accueillent maintenant quelques centaines d'Hirondelles de rivage. Le capitaine a coupé le moteur et nous avons pu entendre ces valeureux oiseaux en pleine activité de nidification. Nous estimons qu'il manque environ 30 % des effectifs observés lors des dernières années.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers l'île Bouchard, qui s'est révélée plutôt tranquille. Nous nous sommes arrêtés devant une supposée héronnière qui n'était pas visible à cette période de l'année. Nous avons alors mis le cap vers l'île Principale, en empruntant quelques passages bien adaptés à notre ponton.
Nous avons pu y entendre quelques Troglodytes des marais ainsi que quelques Grèbes à bec bigarré. Au loin se dressait le phare où niche habituellement un couple de Balbuzards pêcheurs. En nous approchant, nous avons constaté que la construction du nid était bien avancée. Un Balbuzard était présent avec son poisson. À notre arrivée, il s'est envolé avec sa prise, a effectué un court déplacement avant de revenir se percher au même endroit, bien visible, la queue du poisson dépassant de son corps. Nous n'avons pas insisté et nous nous sommes dirigés vers l'île Ronde.
En chemin, nous avons observé quelques Chevaliers grivelés, des Cormorans à aigrettes et des Goélands à bec cerclé. Du côté sud, nous avons finalement repéré les Grands Hérons qui nous manquaient. Leur nombre demeurait toutefois bien inférieur à celui des dernières années, alors que nous en observions souvent plus de vingt par excursion. Cette fois, notre décompte s'est arrêté à cinq individus.
D'autres passereaux, notamment quelques Orioles de Baltimore, ont retenu notre attention, de même que plusieurs canards. Dans l'ensemble, l'action n'a pas manqué et nous avons profité d'une atmosphère agréable et d'un confort total.
Notre retour s'est effectué au son de l'Angélus, c'est-à-dire à midi pour les profanes.
La fiche eBird a été préparée par Anne-Marie Lavigne et Georgette Larocque.
Merci à tous les participants. Ce fut une sortie des plus agréables. Merci également à notre capitaine, Stéphan Roy-Plante, toujours aussi dynamique.
Pierre St-Onge
Votre guide